De la Révolution à nos jours
La Révolution, la période de la Terreur, les mauvaises récoltes et la disette ont laissé la commune, à la fin du XVIIIème siècle, dans une situation économique désastreuse. Cette pauvreté des habitants et la modestie des recettes municipales se prolongèrent pendant les premières décennies du XIXème siècle. La situation fut aggravée par le passage et séjour régulier de troupes ainsi que les combats de 1813 entre l'armée napoléonienne et Wellington.
La bataille de Saint Pierre d'Irube
Elle dura cinq jours et atteignit son paroxysme le 13 décembre 1813. Le maréchal Soult déclencha une offensive dès 8h 30 soutenue par vint deux pièces d'artillerie. Cette attaque bouscula les coalisés dont la situation sembla désespérée en fin de matinée. Wellington augmenta rapidement ses effectifs par des renforts venus de la rive gauche de la Nive. 70 000 à 80 000 hommes s'affrontèrent sur un champ de bataille allant de Larraldia à Mouguerre.
Le relief et les mauvaises conditions climatiques empêchèrent le maréchal Soult de manoeuvrer ses troupes efficacement. Les Français durent se replier vers le camp retranché de Mousserolles. Les combats ruinèrent totalement les quartiers Karrika, Mizpirabakoitz et partiellement ceux d'Ametzondo et Baratahegi. Cet affrontement fut particulièrement meurtrier puisqu'on estima le nombre de morts à 11 200 soldats (5 300 chez les alliés et 5 900 chez les Français). Pour plus d'informations sur le sujet, vous pouvoez vous reporter à l'ouvrage du général
F. Gaudeul "La bataille de Saint Pierre d'Irube" extrait du bulletin de la société des Sciences Lettres et Arts de Bayonne n° 135 (1979).
La commune ne fut jamais indemnisée et subit régulièrement au cours du XIXème et XXème siècle le cantonnement de régiments effectuant des manoeuvres. Ces occupations prirent fin en août 1944 au départ des troupes d'occupation allemande qui s'étaient installées à la villa Quiéta, au Petit Lissague, à la Perle, à Ourouspoure, Tichené et Oyharçabal.
